D’ici, ça ne paraît pas si loin

35,00

Une enquête photographique collective sur le sentiment dappartenance à un territoire

Photographies
Alexandre Dupeyron, Élie Monferier, Olivier Panier des Touches, Joël Peyrou, Sébastien Sindeu

Textes
Pierre Coutelle, Luc Gwiazdzinski

UGS : DICI Catégories : ,

Le Livre

D’ici, ça ne paraît pas si loin est l’histoire d’une carte. Une carte obligée, celle, administrative, de la Nouvelle-Aquitaine, désormais la plus grande région de France, aussi vaste que l’Autriche. Une carte aux contours flous, dont on se poserait la question : fait-elle territoire ? Fédère-t-elle ses habitants ? Est-elle porteuse d’un récit ?

Partant du constat que la société est de plus en plus fragmentée socialement mais aussi territorialement, le collectif de photographes LesAssociés a démarré en 2015 un projet d’envergure, D’ici, ça ne paraît pas si loin. Mêlant photographie documentaire et artistique, portraits et paysages, il nous entraîne dans un ensemble géographique abstrait qui devient prétexte à questionner les idées de faire culture et de faire société.

Entre septembre 2015 et juin 2019, le collectif de photographes a abordé ce territoire selon trois axes :
• Le périmètre de la Nouvelle-Aquitaine (1900 km) a été parcouru par les photographes sur le principe d’un relais photographique. De la diversité des paysages et des sensibilités de chacun émerge cette question : quelle ruralité à l’ère des grandes métropoles ? La carte postale pour citadins en quête « d’authenticité », le désert démographique, ou la lointaine banlieue-dortoir ?
• Le voyage aquitain : dans ce deuxième volet, à partir de quatre thématiques fortes – la jeunesse, l’habiter, l’immigration et le travail – la question du rapport à l’espace et de l’horizon de chacun est abordée. Selon son appartenance sociale, son lieu de vie, son âge, comment se projette-t-on ? Notre éloignement des grands centres urbains ou des axes privilégiés nous prédestine-t-il ?
• Le conte perdu. L’absence de récit fédérateur, quelle que soit l’échelle abordée (région, pays, Europe…), a incité LesAssociés à se poser la question de la fabrique du récit. Le dialogue entre chaque photographe, son histoire et son vécu, et un milieu géographique précis (fleuve, forêt, littoral, marais et massif), a permis d’aborder les peurs et les enjeux qu’une géographie inspire.

Luc Gwiazdzinski, géographe spécialiste des mobilités, accompagne les photographies d’un texte qui questionne le sentiment d’appartenance et les nouveaux enjeux d’identité des territoires. Dans un registre littéraire, Pierre Coutelle sonde l’âme d’un quartier bordelais dont il révèle la poésie urbaine.
Des cartes insolites guident ce voyage à plusieurs temps, suggérant une représentation subjective et affective de notre environnement. Car « ce qui paraît loin pour certains ne l’est pas pour d’autres, non pour des questions de distances, mais par notre seule relation aux territoires que nous aimons.»

Les auteurs

Alexandre Dupeyron

Du Maroc à Singapour, sa photographie s’adapte et le suit au gré de ses voyages. Dans une écriture poétique associant noir et blanc et mouvement, plusieurs séries construisent un propos en tension, tantôt évoquant un univers déshumanisé (Runners of the future, sur les mégalopoles asiatiques), tantôt le rapport à la nature (L’Étale des saisons), avec un questionnement récurrent sur la transcendance (De Anima, The Morning After).



Élie Monferier

Adepte du jeu et de l’excès, il construit une trajectoire introspective nourrie de mise en danger. Ses thèmes principaux, le doute, le désir et la violence, expriment autant une époque qu’une manière de photographier. Forever young, La chambre des morts, Sang soir… jusqu’à sa dernière série, Insulae, témoignent de l’impasse de l’individu seul face à lui-même.



Joël Peyrou

Joël Peyrou (1968) poursuit un questionnement large sur l’identité et la notion d’appartenance et de reconnaissance. La sienne propre, et par extension celle du photographe et du sujet représenté. Il est l’auteur de Aux sources du geste, avec Michel Lorblanchet, (Le Domaine perdu 2011), et Les Invisibles, avec Gérard Mordillat, (Éditions de l’Atelier,2010).



Luc Gwiazdzinski

Luc Gwiazdzinski est géographe, enseignant-chercheur en aménagement et urbanisme à l’Université de Grenoble au laboratoire Pacte UMR 5194 CNRS-IEP-UJF-CNRS, responsable du Master Innovation et territoires et président du Pôle des arts urbains. Il oriente depuis des années ses recherches et ses projets sur la ville, l'innovation ouverte, les temps et les mobilités.



Olivier Panier des Touches

Olivier Panier des Touches est un adepte de la « ligne claire ». Portraitiste, il est aussi attiré par l’architecture et les compositions aux choix précis et rigoureux. Essentiellement tourné vers la couleur et la lumière naturelle, il expérimente dans un style toujours explicite la vidéo et les captations sonores.



Pierre Coutelle

Pierre Coutelle (né en 1976) est libraire à Bordeaux.



Sébastien Sindeu

Sébastien Sindeu a d’abord fait des études d’histoire et de géographie avant de devenir photographe indépendant, en 2000. Ses reportages paraissent régulièrement dans la presse : Ulysse, Courrier international, Télérama, Le Figaro magazine, Le Nouvel Observateur. Parallèlement, il développe un regard d’auteur sur l’univers maritime en photographiant les marins abandonnés [exposition au musée de la Marine, à Paris, en 2004] ou les marins-pêcheurs du Tréport [Seine-Maritime].



Caractéristiques

Dimensions 23 × 28 cm
Isbn

978-2-36744-141-2

Nombre de pages

208

Langue(s)

français

Couverture

souple avec jaquette

Photographies

150 photographies en couleurs et en noir et blanc

Parution

2020