Après une licence de lettres et de cinéma, elle débute sa carrière au Quotidien de Paris, puis devient assistante sur le tournage d’un film en Inde durant six mois.
C’est au cours de ce séjour qu’elle commence à photographier. Cofondatrice de l’agence Métis en 1989, elle réalise un travail personnel au long cours qui la mène vers le Sud et les villes mythiques de la Méditerranée.
Des portraits à l’exploration de lieux-phares, Martine Voyeux tient la chronique nomade de ses sensations, où le corps, le mouvement, la danse dessinent des histoires jamais closes qui se répondent en un récit fait de sens et de sensualité.
Elle est l’autrice de plusieurs livres, parmi lesquels Écrire contre l’oubli (Balland, 1990), Portraits de corps (Marval, 1991) et Saga Maure (Marval, 1995 ; Prix de la Fondation Angénieux) qui réunit l’ensemble de son travail en Andalousie et au Maroc.
En 1988, elle coréalise El Cabrero, un film documentaire qui fait le portrait d’un chanteur de flamenco libertaire. Elle collabore avec la presse (Géo, Le Monde, Libération) et répond en parallèle à des commandes institutionnelles et culturelles : Bibliothèque nationale de France, ministères de la Culture et de l’Agriculture, Institut de la mode, École normale supérieure de la rue d’Ulm, Muséum national d’histoire naturelle, Comédie-Française, Opéra national de Paris, Cité de la musique.
Elle dirige également des workshops en France et à l’étranger, notamment aux Beaux-Arts de Beyrouth.
Les photographies de Martine Voyeux sont présentes dans des collections privées et publiques : collection François Pinault, collection photographique de la FNAC, Fonds national d’art contemporain, Centre Georges Pompidou, musée Carnavalet, Centre méditerranéen de la photographie.
Une grande exposition a présenté son travail au Palais de Tokyo à Paris en 1985, suivie par d’autres en France et à l’étranger (Barcelone, Lisbonne, Tanger, Bucarest, Naples, Téhéran, Marrakech). En 2018, la Maison européenne de la photographie à Paris a fait l’acquisition de 25 photographies issues de sa série « Saga Maure ».
En 2024, elle a fait don de son œuvre photographique à l’État pour qu’elle soit conservée à la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (ministère de la Culture).
Martine Voyeux vit et travaille à Paris.

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