Only Bleeding

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Un Las Vegas cinématographique et sans fard vu par un grand portraitiste contemporain

Photographies
Frédéric Stucin

Textes
François Cheval

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Le Livre

Las Vegas. Ville de jeu, de néons, de débauche, d’exagération, d’entertainment. Pourtant, ni casinos, ni palaces, ni machines à sous, ni strip-tease dans ce livre, première monographie du portraitiste Frédéric Stucin Il rassemble des images réalisées à Las Vegas entre 2011 et 2017, Downtown et le long du Strip, ce boulevard où se concentrent 35 à 40 millions de visiteurs par an. Mais de cette ville mirage finalement il est peu question.

Dans les notes qui ont guidé son errance, le photographe cite Perec : « J’aimerais qu’il existe des lieux stables, immobiles, intangibles, intouchés et presque intouchables, immuables, enracinés ; des lieux qui seraient des références, des points de départ, des sources… De tels lieux n’existent pas. (…) L’espace est un doute : il me faut sans cesse le marquer, le désigner ; il n’est jamais à moi, il ne m’est jamais donné, il faut que j’en fasse la conquête. » On peut croire ou non Perec, mais ce qui est sûr c’est que s’il existe un lieu stable ce n’est pas le Las Vegas de Frédéric Stucin.

En noir et blanc pour aller à l’essentiel et gommer tout malentendu documentaire, au format horizontal pour en accentuer la dimension cinématographique, tel un long travelling mémoriel à la façon du début de Down By Law par Jim Jarmusch, mais dont chaque image laisserait à chaque fois le lecteur libre d’inventer ses propres souvenirs : ces images n’expliquent rien, elles constatent. Dans la plus pure ligne de la Street Photography, elles sondent l’âme d’une ville somme toute imaginaire, prennent le pouls de son bourdonnement, du mouvement, de l’errance, de la solitude et des marges. Elles ressemblent aux souvenirs de jours heureux auxquels celui qui se souvient n’aurait pas participé, qui auraient passé sans lui et dont il ne parviendrait à glaner que débris fatigués. « En fin de compte, le voyage est bel et bien un paradis illusoire » (Richard Ford, Indépendance).

Le livre s’accompagne d’un texte de François Cheval (commissaire d’exposition, historien de l’art et essayiste).

Les auteurs

François Cheval

François Cheval est né en 1954. Formé à l’histoire et à l’ethnologie, il a été de 1996 à 2017 le conservateur du musée Nicéphore-Niépce à Chalon-sur-Saône, où il a entrepris de débarrasser la photographie de ses présupposés et de présenter l’originalité du « photographique » à travers une muséographie et un discours renouvelés. Il est à l’origine d’expositions et de rétrospectives remarquées (Charles Fréger, Antoine d’Agata, Stanley Greene, Bruno Boudjelal, Peter Knapp, Saul Leiter, Erwin Blumenfeld, Denis Roche, John Batho, Peter Knapp, Mac Adams, Raoul Coutard…) et défend une jeune photographie exigeante (Elina Brotherus, Raphaël Dallaporta, JH Engström, Claire Chevrier…). Commissaire de plus de cent expositions, François Cheval s’attache à remettre en cause dans chacune d’elles les certitudes de l’histoire de la photographie, en créant des moments de découverte, de plaisir, d’interrogation et de surprise. Sollicité pour des projets d’envergure à l’échelle internationale, il est depuis décembre 2017 le directeur, avec Duan Yuting, du musée de Lianzhou, le premier musée de photographie contemporaine en Chine. Il rédige de nombreux textes sur la photographie qui font de lui une référence dans le champ critique. Au Bec en l’air il a contribué aux livres Maalesh, Le Même soleil, The Narrative Void, Ce qu’on n’a pas fini d’aimer, Memory of trees, Monumentalbum, Algérie, clos comme on ferme un livre ? et Le Destin tragique d’Odette Léger et de son mari Robert.



Frédéric Stucin

Frédéric Stucin est photographe, diplômé de deux grandes écoles, les Arts Déco Strasbourg et Louis Lumière. Il a longtemps aimé les rues des métropoles et les paysages du bout du monde, et a réalisé une douzaine de carnets de voyages (Rajasthan, Californie, Abu Dhabi, Mexico, Jamaïque, Ibiza, Écosse pour Air France Magazine et l’Express, Vacance etc.).    Mais son terrain de prédilection ce sont les visages : il s’est spécialisé dans le portrait. Il a récemment exposé aux festivals ImageSingulières de Sète (2017) et Map de Toulouse (2014) ses voyageurs de la Gare Saint-Lazare et ses élégants du Prix Diane.  Il travaille à la commande pour la presse et mène en parallèle des projets au long cours. Parfois, il a la prétention de penser que son métier c’est « la maîtrise de l’instant ». Il anime en tout cas chaque année un atelier sur le sujet lors des Rencontres d’Arles.



Caractéristiques

Dimensions 24 × 19 cm
Isbn

978-2-36744-128-3

Nombre de pages

144

Langue(s)

français

Couverture

cartonnée

Photographies

115 photographies en noir et blanc

Parution

2018

Édition limitée

À côté de l’édition standard, une édition limitée de ce livre est disponible :

Tirage signé et numéroté, limité à 11 exemplaires. Tirage pigmentaire sur papier Ilford, 310g. 24 x 16 cm

Votre tirage de tête, à choisir parmi quatre images :