Indisponible

Maalesh. Voyages en Égypte

35,00

Photographies
Étienne Sved

Textes
Jean Cocteau

Préface
François Cheval

UGS : MAAL Catégorie : Géographie : ,

Indisponible

Le Livre

En 1949, Jean Cocteau fait paraître Maalesh, sous la forme d’un journal de voyage. L’écrivain rentre d’une tournée théâtrale au Moyen-Orient où plusieurs de ses pièces ont été interprétées.

En 1951, le photographe Étienne Sved, qui avait séjourné en Égypte pendant la Seconde Guerre mondiale, est frappé par « l’acuité prémonitoire du regard de Jean Cocteau, par l’ampleur de la vision intemporelle qu’il a de ce pays ». Les immédiates correspondances qu’il décèle entre ses images et les mots du poète l’amènent à faire une adaptation photographique du texte, restée à l’état de projet pendant plus de cinquante ans.

À la fois chronique inspirée et roman-photo poétique, ce livre est un récit de voyage foisonnant qui rend hommage à l’Égypte, le pays où « les hommes montent jusqu’aux dieux ».

Les auteurs

Étienne Sved

Né en Hongrie en 1914, Étienne Sved intègre en 1930 une école de graphisme que fondent à Budapest des professeurs du Bauhaus fuyant l’Allemagne nazie. Juif, il doit à son tour quitter son pays à l’arrivée des Allemands et se réfugie en Égypte. Journaliste pour le Progrès égyptien, il publie de nombreux dessins satiriques avant de découvrir la photographie. Il rapportera d’un long voyage à dos d’âne à travers l’Égypte, une impressionnante collection de photos qu’il exploitera dans un autre ouvrage, L’Égypte face à face, avec un texte original de Tristan Tzara [1954]. Installé en France après la Seconde Guerre mondiale, Étienne Sved y prolonge sa démarche photographique tout en menant avec succès sa carrière de graphiste publicitaire. Dans les années 1970, il crée sa maison d’édition en haute Provence et publie Provence des Campaniles [Prix Nadar en 1970]. Il poursuit son travail d’éditeur et de photographe jusqu’à son décès, en 1996. En 2003, le musée Nicéphore Niépce fait l’acquisition du fonds photographique moyen-oriental d’Étienne Sved : 3000 négatifs et vintages [tirages d’époques].


François Cheval

François Cheval est né en 1954. Formé à l’histoire et à l’ethnologie, il a été de 1996 à 2017 le conservateur du musée Nicéphore-Niépce à Chalon-sur-Saône, où il a entrepris de débarrasser la photographie de ses présupposés et de présenter l’originalité du « photographique » à travers une muséographie et un discours renouvelés. Il est à l’origine d’expositions et de rétrospectives remarquées (Charles Fréger, Antoine d’Agata, Stanley Greene, Bruno Boudjelal, Peter Knapp, Saul Leiter, Erwin Blumenfeld, Denis Roche, John Batho, Peter Knapp, Mac Adams, Raoul Coutard…) et défend une jeune photographie exigeante (Elina Brotherus, Raphaël Dallaporta, JH Engström, Claire Chevrier…). Commissaire de plus de cent expositions, François Cheval s’attache à remettre en cause dans chacune d’elles les certitudes de l’histoire de la photographie, en créant des moments de découverte, de plaisir, d’interrogation et de surprise. Sollicité pour des projets d’envergure à l’échelle internationale, il est depuis décembre 2017 le directeur, avec Duan Yuting, du musée de Lianzhou, le premier musée de photographie contemporaine en Chine. Il rédige de nombreux textes sur la photographie qui font de lui une référence dans le champ critique. Au Bec en l’air il a contribué aux livres Maalesh, Le Même soleil, The Narrative Void, Ce qu’on n’a pas fini d’aimer, Memory of trees, Monumentalbum, Algérie, clos comme on ferme un livre ? et Le Destin tragique d’Odette Léger et de son mari Robert.


Jean Cocteau

Caractéristiques

Poids 0.7 kg
Dimensions 22 × 28 cm
Isbn

2-9516595-5-5

Nombre de pages

144

Coédition

musée Nicéphore Niépce

Couverture

souple à rabats

Photographies

110 photographies en noir et blanc

Préface

François Cheval

Parution

2003