Ce qu’on n’a pas fini d’aimer

32,00

L’album de famille, intime et sensuel, d’un grand photographe des années 1930.

Photographies
André Steiner

Textes
François Cheval
Arnaud Cathrine

UGS : STEI Catégorie :

Le Livre

André Steiner est l’un des principaux représentants de la Nouvelle Vision, courant photographique qui, dans les années 1920-1930, participe au mouvement des avant-gardes européennes marqué par l’effervescence de toutes les formes d’art.

L’originalité de ce livre tient à ce qu’il s’intéresse à un épisode de la vie privée de Steiner, sa rencontre avec sa future épouse, Lily, et dix années intenses et passionnelles de leur histoire amoureuse et familiale. Les photos du livre, reproduites à partir des tirages originaux d’époque, montrent que l’artiste traite alors de sujets profondément intimes avec la même exigence esthétique que le reste de son œuvre. Passionné par le nu, André Steiner fait de son corps et de celui de sa femme le sujet de ses recherches artistiques. Les nus de Lily sont parmi les plus beaux de la photographie des années 1930, alliant la rigueur technique et la précision du mouvement à la sensualité. Et quand naît Nicole, leur fille, c’est le même amour qui transparaît dans les photos de maternité, images d’un bonheur à l’apparence infaillible.

Comme l’écrit François Cheval, conservateur du musée Niépce, le photographe « n’a pu séparer la création du réel » et « s’est saisi de la photographie de l’espace familial comme une opportunité et une tentative d’expression intellectuelle et artistique. »

En fin d’ouvrage, sont reproduits en fac-similé les unes et les articles de presse de l’époque où figurent les photos d’André Steiner. L’écrivain Arnaud Cathrine, dont on connaît le goût pour les histoires familiales, prolonge cet album rare par un portrait de Nicole, la fille d’André et de Lily encore en vie, qui a entrepris un long et patient travail pour faire connaître cette part ignorée de l’œuvre de son père.

Le musée Nicéphore Niépce de Chalon-sur-Saône a exposé ces photographies d’octobre 2011 à janvier 2012.

 

 

Those we haven’t finished loving

André Steiner is one of the great figures of the New Vision, a photographic movement of the 1920s and 1930s. This book covers part of his private life – his meeting with his future wife, their love and their family life – and shows that the artist treats an intimate subject with the same exigency as the rest of his work. François Cheval, commissioner of the Nièpce Museum, analyses the work of André Steiner while writer Arnaud Cathrine tells the man’s story.

Les auteurs

André Steiner

André Steiner naît en Hongrie en 1901. Juif, il quitte son pays pour l’Autriche lors de la promulgation des premières lois antisémites. Il s’installe à Vienne où il étudie à l’École polytechnique pour devenir ingénieur électricien et rencontre celle qui va devenir sa femme, Lily, alors âgée de 13 ans. Après leur mariage, en 1928, ils émigrent à Paris, comme tant d’autres jeunes artistes hongrois [Brassaï, Ergy Landau, Robert Capa, Kollar, André Kertész…] qui vont bouleverser la pratique de la photographie. André ouvre un studio et commence à publier dans la presse magazine [VU puis, plus tard, Vogue ou Harper’s Bazaar…]. Champion de décathlon aux Jeux universitaires mondiaux en 1928, chef d’un réseau de résistance FTP sur la Côte d’Azur pendant la Seconde Guerre mondiale, André Steiner n’a pas cessé de multiplier les expériences. Il a abordé la photographie sous différentes facettes : des applications scientifiques à la production publicitaire, de l’abstraction photographique aux photomontages et aux travaux sur la forme nue et le mouvement. Ses recherches plastiques et esthétiques lui font rejoindre la famille des grands expérimentateurs aux côtés de Man Ray. Il est décédé à Paris en 1978.


Arnaud Cathrine

Arnaud Cathrine est né en 1973. Auteur d’un premier roman remarqué, Les Yeux secs en 1998, il a fait paraître depuis aux éditions Verticales : L’Invention du père [1999], La Route de Midland [2001], Les Vies de Luka [2002], Sweet home [2005], La Disparition de Richard Taylor [2007], Le Journal intime de Benjamin Lorca [2010], Je ne retrouve personne [2013] et dans la collection Minimales, Exercices de deuil [2004]. Il a également publié des ouvrages dans la collection Médium à l’École des Loisirs et un exercice d’hommages littéraires, Nos vies romancées [Stock, 2011 ; Livre de poche, 2013]. Arnaud Cathrine est traduit en allemand, hébreu et bulgare, et la plupart de ses titres sont parus en poche. Plusieurs de ses romans ont été adaptés au cinéma et au théâtre, dont Le Journal intime de Benjamin Lorca par Ninon Brétécher ou La Route de Midland adapté au cinéma par Éric Caravaca, sous le titre Le Passager. Arnaud Cathrine aime confronter son écriture à d’autres champs artistiques, notamment la musique et le cinéma. Habitué des lectures musicales, il écrit des paroles pour le chanteur Florent Marchet [avec qui il a co-écrit le livre-disque Frère animal paru chez Verticales], ainsi que pour Joseph d’Anvers. En savoir plus sur Arnaud Cathrine : www.arnaudcathrine.com


François Cheval

François Cheval est né en 1954. Formé à l’histoire et à l’ethnologie, il a été de 1996 à 2017 le conservateur du musée Nicéphore-Niépce à Chalon-sur-Saône, où il a entrepris de débarrasser la photographie de ses présupposés et de présenter l’originalité du « photographique » à travers une muséographie et un discours renouvelés. Il est à l’origine d’expositions et de rétrospectives remarquées (Charles Fréger, Antoine d’Agata, Stanley Greene, Bruno Boudjelal, Peter Knapp, Saul Leiter, Erwin Blumenfeld, Denis Roche, John Batho, Peter Knapp, Mac Adams, Raoul Coutard…) et défend une jeune photographie exigeante (Elina Brotherus, Raphaël Dallaporta, JH Engström, Claire Chevrier…). Commissaire de plus de cent expositions, François Cheval s’attache à remettre en cause dans chacune d’elles les certitudes de l’histoire de la photographie, en créant des moments de découverte, de plaisir, d’interrogation et de surprise. Sollicité pour des projets d’envergure à l’échelle internationale, il est depuis décembre 2017 le directeur, avec Duan Yuting, du musée de Lianzhou, le premier musée de photographie contemporaine en Chine. Il rédige de nombreux textes sur la photographie qui font de lui une référence dans le champ critique. Au Bec en l’air il a contribué aux livres Maalesh, Le Même soleil, The Narrative Void, Ce qu’on n’a pas fini d’aimer, Memory of trees, Monumentalbum, Algérie, clos comme on ferme un livre ? et Le Destin tragique d’Odette Léger et de son mari Robert.


Caractéristiques

Poids 0.7 kg
Dimensions 20 × 25 cm
Isbn

978-2-916073-71-2

Nombre de pages

144

Coédition

musée Nicéphore Niépce

Couverture

cartonnée

Photographies

150 photographies en noir et blanc

Parution

2011

Revue de presse

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