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Sommes-nous seuls ?


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Une enquête photographique inédite, à la frontière du réel et de la science, pour repenser notre rapport au vivant.

A groundbreaking photographic inquiry, blurring the lines between reality and science, that invites us to rethink our relationship with the living world.

Photographies
Alexa Brunet

Textes
Roland Lehoucq, Jean-Sébastien Steyer

En librairie le 23 octobre 2026

UGS : SOMM Catégorie :

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Description

Et si nous découvrions sur Terre les restes d’une forme de vie inconnue ? Serions-nous seulement capables de reconnaître ce qui ne ressemble à rien de ce que nous connaissons ?

Tout commence par une découverte aussi improbable que troublante. Dans le massif du Mont-Blanc, les restes d’un étrange organisme sont retrouvés dans la glace. Sa morphologie défie les classifications habituelles et, nichée en son sein, une mystérieuse plaque métallique intrigue les scientifiques. L’organisme est bientôt surnommé « Lucienne ».  Que peut-elle bien être ? Une espèce terrestre encore inconnue ? Une forme de vie venue d’ailleurs ? Les analyses commencent, les hypothèses se multiplient et l’enquête s’élargit.

Avec Sommes-nous seuls (dans l’univers) ?, la photographe Alexa Brunet, l’astrophysicien Roland Lehoucq et le paléontologue Jean-Sébastien Steyer s’emparent de l’une des questions les plus anciennes et vertigineuses de l’humanité : existe-t-il d’autres formes de vie dans l’Univers ? Photographies, analyses scientifiques, témoignages, archives et pièces à conviction se succèdent, brouillant librement les frontières entre réel et fiction. Lucienne nous conduit des témoignages de phénomènes inexpliqués et des archives du GEIPAN jusqu’aux observatoires où les scientifiques scrutent méthodiquement le ciel à la recherche de traces de vie.
Car la question n’a rien de farfelu. Des milliers d’exoplanètes ont désormais été identifiées, certaines potentiellement habitables. Sur Mars, des robots recherchent les traces d’une vie ancienne ; ailleurs, on analyse l’atmosphère de mondes lointains ou l’on écoute l’Univers dans l’espoir d’y déceler un signal. Et la biologie spéculative permet d’imaginer, à partir de nos connaissances scientifiques, les formes que pourrait prendre une vie extraterrestre.

À la croisée de la photographie, des sciences et de l’imaginaire, Sommes-nous seuls (dans l’univers) ? joue ainsi avec nos certitudes et notre fascination pour l’inconnu. Car chercher une vie ailleurs, c’est aussi interroger notre définition du vivant, notre rapport aux images et aux preuves, et notre capacité à reconnaître ce qui nous est radicalement étranger.

 

Extraits des textes

« Imaginer un alien », par Jean-Sébastien Steyer

La biologie spéculative est un jeu intellectuel consistant à imaginer une forme de vie fictive la plus plausible et réaliste possible. Il peut s’agir d’un organisme qui peuple la biodiversité sur Terre, par exemple dans un futur plus ou moins lointain (évolution spéculative), ou qui fait partie d’une biodiversité extraterrestre (exobiologie spéculative). Dans la culture des mondes imaginaires, en particulier dans l’industrie du jeu vidéo et du cinéma, cet exercice de pensée se nomme aussi le creature design.

Pour atteindre son but, la biologie spéculative doit prendre en compte les connaissances scientifiques en matière de biologie bien sûr, mais aussi d’écologie, d’exobiologie et de paléontologie. Bactéries, dinosaures, tardigrades ; l’évolution des espèces nous montre en effet que la vie est résiliente et peut apparaitre d’une manière insoupçonnée dans des conditions extrêmes : chaque plongée en bathyscaphe dans les abysses nous remonte son lot de nouvelles espèces, tout comme chaque exploration paléontologique nous livre des fossiles plus spectaculaires les uns que les autres.

« Une si séduisante possibilité de vie », par Roland Lehoucq

Durant l’été 1950, réagissant à l’actualité des « soucoupes volantes » qui défrayaient la chronique, le physicien Enrico Fermi (1901-1954) demande au cours d’une conversation informelle avec trois collègues : « Si les extraterrestres existent, où sont-ils donc ? ». Pour y répondre, il se lance dans un calcul « de coin de table » dont il était friand. En supposant qu’une civilisation extraterrestre technologiquement avancée nous ait précédé dans la Galaxie et qu’elle a tenté de la coloniser, Fermi estime qu’une vitesse globale du front de colonisation de seulement 1% de la vitesse de la lumière suffit à la visiter entièrement en quelques millions d’années : c’est très court par rapport à l’âge de la Galaxie et à la durée d’évolution de la vie terrestre. Fermi en conclut que si des civilisations extraterrestres technologiquement avancées ont existé, nous devrions en voir la trace, ce qui n’est pas le cas…

De nombreuses réponses à ce paradoxe ont été proposées. La première est qu’il n’y a jamais eu de civilisations extraterrestres et que nous sommes seuls dans ce vaste Univers : au moins une des hypothèses de Fermi ne serait pas vérifiée, faussant ainsi son calcul. La deuxième est qu’elles existent mais qu’elles ne sont pas encore entrées en contact avec nous. C’est celle que suggère Calvin, le petit garçon de la bande dessinée Calvin & Hobbes de Bill Watterson, en contemplant une décharge sauvage en pleine forêt : « Parfois je me demande si la meilleure preuve qu’il existe des espèces intelligentes quelque part dans l’Univers c’est qu’aucune n’a encore essayé de nous contacter ». La troisième — elles existent et sont déjà venues — est la plus discutable d’un point de vue scientifique et pourtant la plus séduisante aux yeux du public. C’est celle dont nous discutons et que nous mettons en scène dans ce livre.

Les auteurs

Alexa Brunet

Alexa Brunet, née en 1977, est diplômée de l’Art College de Belfast en 1998 et de l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles en 2001. Elle fait partie du collectif de photographes Transit depuis 2004. Elle travaille principalement pour la presse, les collectivités et des organismes indépendants et mène par ailleurs des projets personnels en collaboration avec des rédacteurs et des artistes. Son travail a reçu de nombreux prix et elle est régulièrement invitée à exposer et à participer à des résidences de photographes en France et à l’étranger (Rencontres d’Arles, L’été photographique de Niort, Diaphane, Bourse documentaire du CNAP). Depuis 2009, elle encadre des ateliers autour de l’image en milieu scolaire. Elle a publié les ouvrages POST, ex-YougoslavieDystopia et Abrégé des secrets aux éditions Le Bec en l’air, Habitants Atypiques aux éditions Images en Manœuvres et En Somme aux éditions Diaphane. Ses images sont diffusées par Pink/ SAIF. Elle vit et travaille en Ardèche.



Jean-Sébastien Steyer

Jean-Sébastien Steyer est paléontologue au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), habilité à diriger des recherches au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris. Spécialiste de l’évolution des faunes d’avant les dinosaures, il est connu pour ses découvertes dans le Permien et le Trias africain. Entre deux expéditions, il s’intéresse à la biologie spéculative. Auteur d’une centaine d’articles scientifiques (Pour La Science, Espèces, Bifrost…) et d’une quinzaine d’ouvrages de vulgarisation, il donne aussi des conférences et est commissaire d’exposition.



Roland Lehoucq

Roland Lehoucq est astrophysicien au Commissariat à l’énergie atomique (CEA). Il est aussi enseignant (Sciences Po, Université Paris Cité) et auteur de nombreux ouvrages faisant dialoguer sciences et science-fiction. Il a connu des succès auprès du grand public avec ses livres D’où viennent les pouvoirs de Superman ? (EDP Sciences, 2003) et Faire de la science avec Star Wars (Le Pommier, 2005). Depuis 2012, il est président du festival international de science-fiction Les Utopiales, qui se déroule chaque année à Nantes.



Informations complémentaires

Dimensions 25 × 18 cm
Isbn

978-2-36744-214-3

Couverture

souple, sous jaquette américaine imprimée recto/verso

Langue(s)

français

Nombre de pages

144

Parution

2026

Photographies

86 photographies et documents d'archives