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Sommes-nous seuls ?


36,00

Une enquête photographique inédite, à la frontière du réel et de la science, pour repenser notre rapport au vivant.

A groundbreaking photographic inquiry, blurring the lines between reality and science, that invites us to rethink our relationship with the living world.

Photographies
Alexa Brunet

Textes
Roland Lehouc, Jean-Sébastien Steyer

En librairie le 23 octobre 2026

UGS : SOMM Catégories : ,

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Description

Si nous trouvions sur Terre les restes d’une vie extraterrestre, serions-nous à même de bien les reconnaître ? Peut-on envisager d’autres formes de vie ailleurs dans l’univers, suffisamment avancées qui plus est pour nous visiter ? Quelle forme cette curieuse vie extraterrestre pourrait-elle prendre et comment se manifesterait-elle ? Quelles en seraient les preuves ? Comment les scientifiques enquêteraient-ils et la société réagirait-elle ? La vie sur terre pourrait-elle avoir une origine extraterrestre ?

Le livre Sommes-nous seuls ? est un projet pluridisciplinaire qui explore la possibilité d’une vie extraterrestre à travers une collaboration étroite entre l’art et la science. Conçu par la photographe Alexa Brunet, l’astrophysicien Roland Lehoucq et le paléontologue Jean-Sébastien Steyer, il propose un récit original qui hybride très librement le réel et la fiction pour interroger nos certitudes sur l’altérité cosmique.

Le contenu se structure en trois chapitres principaux, conçus comme une vaste enquête :

La découverte de « Lucienne »
Le récit débute par la mise au jour d’un artefact et d’une créature étrange dont la morphologie, mêlant des caractères de mollusques et de vertébrés, défie les classifications terrestres classiques. Cette créature est le fruit d’un exercice de biologie spéculative, visant à imaginer une forme de vie fictive mais scientifiquement plausible.

Témoins et manifestations
Ce volet fait le lien entre cette découverte et l’histoire des objets volants non identifiés (suivis par le GEIPAN, Groupe d’Étude et d’Information sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés), en s’appuyant sur des documents d’archives, des portraits et des témoignages d’observateurs.

La quête scientifique
Le dernier chapitre retrace les tentatives humaines pour communiquer avec d’éventuelles intelligences extraterrestres, notamment à travers les programmes SETI et l’étude des exoplanètes.

Au-delà de son aspect narratif, l’ouvrage se veut un outil pédagogique de vulgarisation scientifique. En utilisant le concept du « faux » (canular) de manière contrôlée, les auteurs sollicitent avec malice la perception du lecteur pour mieux expliciter la démarche scientifique et stimuler l’esprit critique face aux données non vérifiées. Le livre intègre également des concepts de pointe tels que l’exo-paléontologie — la recherche de traces de vie fossiles dans l’univers — et le paradoxe de Fermi, tout en offrant une mise au point scientifique rigoureuse sur les conditions d’habitabilité des mondes lointains.

Ce travail est comme un miroir tendu à l’humanité : en cherchant des traces d’une vie ailleurs, il nous force à redéfinir ce que signifie être vivant sur Terre et comment nous percevons ce qui nous dépasse.

Extraits des textes

« Imaginer un alien », par Jean-Sébastien Steyer

La biologie spéculative est un jeu intellectuel consistant à imaginer une forme de vie fictive la plus plausible et réaliste possible. Il peut s’agir d’un organisme qui peuple la biodiversité sur Terre, par exemple dans un futur plus ou moins lointain (évolution spéculative), ou qui fait partie d’une biodiversité extraterrestre (exobiologie spéculative). Dans la culture des mondes imaginaires, en particulier dans l’industrie du jeu vidéo et du cinéma, cet exercice de pensée se nomme aussi le creature design.

Pour atteindre son but, la biologie spéculative doit prendre en compte les connaissances scientifiques en matière de biologie bien sûr, mais aussi d’écologie, d’exobiologie et de paléontologie. Bactéries, dinosaures, tardigrades ; l’évolution des espèces nous montre en effet que la vie est résiliente et peut apparaitre d’une manière insoupçonnée dans des conditions extrêmes : chaque plongée en bathyscaphe dans les abysses nous remonte son lot de nouvelles espèces, tout comme chaque exploration paléontologique nous livre des fossiles plus spectaculaires les uns que les autres.

« Une si séduisante possibilité de vie », par Roland Lehoucq

Durant l’été 1950, réagissant à l’actualité des « soucoupes volantes » qui défrayaient la chronique, le physicien Enrico Fermi (1901-1954) demande au cours d’une conversation informelle avec trois collègues : « Si les extraterrestres existent, où sont-ils donc ? ». Pour y répondre, il se lance dans un calcul « de coin de table » dont il était friand. En supposant qu’une civilisation extraterrestre technologiquement avancée nous ait précédé dans la Galaxie et qu’elle a tenté de la coloniser, Fermi estime qu’une vitesse globale du front de colonisation de seulement 1% de la vitesse de la lumière suffit à la visiter entièrement en quelques millions d’années : c’est très court par rapport à l’âge de la Galaxie et à la durée d’évolution de la vie terrestre. Fermi en conclut que si des civilisations extraterrestres technologiquement avancées ont existé, nous devrions en voir la trace, ce qui n’est pas le cas…

De nombreuses réponses à ce paradoxe ont été proposées. La première est qu’il n’y a jamais eu de civilisations extraterrestres et que nous sommes seuls dans ce vaste Univers : au moins une des hypothèses de Fermi ne serait pas vérifiée, faussant ainsi son calcul. La deuxième est qu’elles existent mais qu’elles ne sont pas encore entrées en contact avec nous. C’est celle que suggère Calvin, le petit garçon de la bande dessinée Calvin & Hobbes de Bill Watterson, en contemplant une décharge sauvage en pleine forêt : « Parfois je me demande si la meilleure preuve qu’il existe des espèces intelligentes quelque part dans l’Univers c’est qu’aucune n’a encore essayé de nous contacter ». La troisième — elles existent et sont déjà venues — est la plus discutable d’un point de vue scientifique et pourtant la plus séduisante aux yeux du public. C’est celle dont nous discutons et que nous mettons en scène dans ce livre.

Les auteurs

Alexa Brunet

Alexa Brunet, née en 1977, est diplômée de l’Art College de Belfast en 1998 et de l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles en 2001. Elle fait partie du collectif de photographes Transit depuis 2004. Elle travaille principalement pour la presse, les collectivités et des organismes indépendants et mène par ailleurs des projets personnels en collaboration avec des rédacteurs et des artistes. Son travail a reçu de nombreux prix et elle est régulièrement invitée à exposer et à participer à des résidences de photographes en France et à l’étranger (Rencontres d’Arles, L’été photographique de Niort, Diaphane, Bourse documentaire du CNAP). Depuis 2009, elle encadre des ateliers autour de l’image en milieu scolaire. Elle a publié les ouvrages POST, ex-YougoslavieDystopia et Abrégé des secrets aux éditions Le Bec en l’air, Habitants Atypiques aux éditions Images en Manœuvres et En Somme aux éditions Diaphane. Ses images sont diffusées par Pink/ SAIF. Elle vit et travaille en Ardèche.



Jean-Sébastien Steyer

Jean-Sébastien Steyer est paléontologue au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), habilité à diriger des recherches au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris. Spécialiste de l’évolution des faunes d’avant les dinosaures, il est connu pour ses découvertes dans le Permien et le Trias africain. Entre deux expéditions, il s’intéresse à la biologie spéculative. Auteur d’une centaine d’articles scientifiques (Pour La Science, Espèces, Bifrost…) et d’une quinzaine d’ouvrages de vulgarisation, il donne aussi des conférences et est commissaire d’exposition.



Roland Lehoucq

Roland Lehoucq est astrophysicien au Commissariat à l’énergie atomique (CEA). Il est aussi enseignant (Sciences Po, Université Paris Cité) et auteur de nombreux ouvrages faisant dialoguer sciences et science-fiction. Il a connu des succès auprès du grand public avec ses livres D’où viennent les pouvoirs de Superman ? (EDP Sciences, 2003) et Faire de la science avec Star Wars (Le Pommier, 2005). Depuis 2012, il est président du festival international de science-fiction Les Utopiales, qui se déroule chaque année à Nantes.



Informations complémentaires

Dimensions 25 × 18 cm
Isbn

978-2-36744-214-3

Couverture

souple, sous jaquette américaine imprimée recto/verso

Langue(s)

français

Nombre de pages

144

Parution

2026

Photographies

110 photographies en couleurs et en noir et blanc